21/07/2009

Le quatrième jour...

Les jours se suivent sans se ressembler dans le cœur de la ville des thermes. Ce mardi matin, le soleil nous éclaire alors que nous terminions la soirée d’hier sous une pluie tenue et constante.

Par contre, nulle pluie ni tristesse dans la programmation et les rencontres que nous avons connues hier ! En fin d’après-midi, nous avions rendez-vous avec un génie lumineux : Dick Annegarn. Certaines rencontres dans une vie sont particulières, je pense qu’il est inimaginable de rester indifférent à tant de culture affinée et de sagesse piquante ! Nous avons passé une vingtaine de minutes ensemble pour évoquer son nouvel album « Soleil du soir », ses origines bluesy, ses musiciens gascons, et pour passer en revue ces personnages qu’il remercie à sa manière sur ce disque, comme Jacques Brel ou le poète hongrois Attila Joseph. Le temps nous était compté, sinon je pense que nous aurions passé le reste de la journée à l’écouter tant il est passionné et passionnant !

Ensuite, en ouverture d’émission, une visite impromptue ! Celle de Didier Wampas que nous n’attendions pas mais que nous avons reçu avec joie et… interrogation ! Eh oui, une interview avec les Wampas, c’est quitte ou double : soit ils démontent le studio et grimpent aux murs, soit c’est l’occasion de rencontrer un personnage attachant et humble. Ce fût la deuxième option hier soir, une belle opportunité d’évoquer avec lui les origines du rock’n’roll et cette ambiance électrisante qui hante leurs shows.

La suite de la soirée fut toute féminine : Karin Clercq s’est glissée dans nos studios pour évoquer son troisième album « La vie Buissonnière », après un concert véritablement subjuguant. Mêlant habilement des titres « relus » de ses deux premiers disques, avec les nouveaux qui s’approprient petit à petit la scène, l’ambiance était intense sans être pesante, profonde sans être grave, et la personnalité de la jeune chanteuse a envoûté le public avec douceur et humour, d’autant plus lorsqu’elle nous a proposé, en apothéose du concert, une version toute reggae d’ « Alexandrie, Alexandra » de Claude François… si si !

Nous avons aussi évoqué avec elle  « l’Hommage à Jeff Bodart », une idée qu’elle a pu concrétiser il y a quelques mois à la Ferme du Biéreau à Louvain-La-Neuve, rassemblant autour de la musique de Jeff pratiquement 70 artistes et musiciens. La deuxième édition, en ouverture de ces Francofolies 2009, fut encore plus mémorable, de nombreuses complicités s’étant magiquement tissées entre les participants.

Ensuite, place à Belinda De Bruyn, chanteuse du groupe Da Hush. Leur incombait la (parfois) difficile tâche d’ouvrir les concerts le dernier jour, et en l’occurrence Jour de la Fête nationale ! Mais le line-up du groupe, métissé et multi-culturel, représente parfaitement l’esprit de ce festival : la chanteuse bruxelloise, néerlandophone d’origine, compose en anglais, entourée de ses musiciens malgaches (qu’on retrouvera ensuite aux côtés de Suarez), et reprend « Vertige de l’amour » d’Alain Bashung, en français dans le texte. Leur album « E19 », du nom de l’axe autoroutier, sera bientôt étoffé avec de nouvelles compositions et ils sont présents sur bon nombre de festivals wallons !

Une soirée colorée et enrichissante qui nous laisse un sourire sur les lèvres, humeur idéale pour préparer l’accueil d’autres grands noms ce soir : Bénabar, Salvatore Adamo et Cédric Gervy !

karinblog

14:10 Écrit par Mama dans Festivals! | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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