28/02/2009

Ca laisse rêveur... vivement demain!

"After Christ / Devil Comes

Paris Bercy,
le 25 Février 2009.

C’est depuis plus de cinq heures que les passagers les plus téméraires attendent avec impatience de pouvoir entrer en gare. Premier long voyage pour certains, ou suite logique d’un parcours de toute une vie pour d’autres, tous semblent avoir abandonné l’espoir d’un jour prétendre au paradis. Une fois sur le quai, la tension monte. Si bien que, très vite, la station du monde mortel se remplit de fond en comble, chacun espérant embarquer le plus vite possible.

Il est 19h57 lorsque les lumières s’éteignent et se rallument afin de permettre à « The Answer » de préparer le public Parisien au voyage qui va suivre.

Ce mélange de générations de cheveux longs répond comme il se doit aux trois nord irlandais emmenés par un Cormac Neeson on ne peut plus charismatique, arborant un look à la Ian Gillan et doté d’une voix à mi-chemin entre Mr. David Coverdale et Sir Robert Plant.
On n’est donc peu surpris d’apprendre que le groupe n’en est pas à ses premiers « opening-acts », ayant déjà tourné pour Purple et… Whitesnake !

Après une bonne demi-heure de hard comme on aimerait en entendre plus souvent de nos jours, place à l’écran géant de ceux pour qui tout le monde est là ce soir…

Un sifflement strident, un bruit de tous les diables, une vitesse à couper le souffle : une vieille locomotive sortie tout droit des seventies, mais pourtant encore bien robuste, semble percer l’horizon.

L’aller simple vers l’enfer est en approche et n’aura pas de retard.

Maman, regarde- moi. Je suis en route pour la Terre Promise.

Métaphore de toute une carrière, le train arrive vite, beaucoup trop vite. Aux commandes, Angus Young semble avoir perdu tout contrôle. Bien qu’après avoir jeté un regard à son sourire machiavélique, on comprenne vite qu’il en a toujours été convenu ainsi. Ultime halte avant le purgatoire, l’accident paraît inévitable.

C’est alors qu’à travers les décombres de la machine encore fumante, le conducteur fou lance le riff de « Rock n’Roll Train ». Le son, comme à son habitude est lourd et puissant. Tout se passe ensuite très vite, les fûts de Phil Rudd résonnent, la basse claire et précise de Cliff Williams occupe ce qui restait de place dans nos oreilles et la guitare de Malcolm Young arrive en soutien peu négligeable à celle de son frère cadet.
Sans prévenir, la voix aigue de Brian Johnson déchire alors l’air.

À 61 ans, le doyen du band est en pleine forme, et avec son cher acolyte Angus, ils font vibrer la foule qui ne se tient déjà plus. Une fois leur nouveau single terminé, les australiens enchaînent alors directement avec le classique « Hell Ain’t A Bad Place To Be », avant de poursuivre avec « Back in Black », tiré de l’album du même nom qui en 1980 présentait au monde le successeur de l’immense Bon Scott, mort quelques mois auparavant à l’arrière d’une voiture londonienne, étouffé par son vomi.

Mais ne l’oublions pas, AC/DC a bel et bien entamé ce « Black Ice Tour 2009 » afin de nous présenter leur nouvel album, celui que les fans attendaient depuis maintenant 8 ans.
On continue donc avec « Big Jack » avant de repasser aux hits qui ont fait du groupe ce qu’il est aujourd’hui : « Dirty Deeds Done Dirt Cheap » ou encore « Shot Down In Flames », nouvel hommage à l’ère pré-1980.

La foule est hystérique lorsque les doigts d’Angus se mettent à parcourir le manche de sa Gibson-SG à toute allure afin de lui faire cracher les premières notes du célébrissime « Tunderstruck », qui avait permis au band de se réconcilier définitivement avec les charts du monde entier en 1990.

Les solos du « college-boy » n’en finissent jamais et c’est après nous avoir proposé la plage titulaire du tout nouveau « Black Ice » qu’il se décidera enfin à tomber la chemise, en nous offrant un long strip-tease au beau milieu de « The Jack » allant carrément jusqu ‘à nous dévoiler un bien joli boxer frappé du fameux logo du groupe !  

C’est une fois le morceau de 1975 terminé qu’une énorme cloche se met a descendre du plafond afin que Brian puisse lancer les coups marquants le début de «Hells Bells » !
Paris brûle et « Shoot to Thrill » ne fait rien pour y remédier, même les nouveaux venus « War Machine »  et « Anything Goes » semblent êtres connus de tous !

On revient alors aux standards de la grande époque avec « You Shook Me All Night Long » et ses ombres de jeunes danseuses animant les écrans ainsi que « T.N.T. » et ses cris de guerre poussés par Young, avant d’être émerveillé une fois de plus. Cette fois ce sera devant une poupée géante aux allures de délurée, chevauchant le train cornu (tout aussi énorme) en tapant du pied en rythme !
La belle demoiselle n’est bien sur autre que la grosse Rosie, « the 305 pounds’s Tasmanian Devil », de la composition au titre zeppelinesque « Whole Lotta Rosie » durant laquelle la foule crie selon la tradition le prénom de Young sans relâche entre les riffs d’ouverture !

Brian, Malcolm, Cliff et Phil nous laisseront ensuite quelques minutes seuls avec Angus lors de « Let There Be Rock » ; lequel viendra alors s’élever sur un podium placé au centre de la salle !

Le 5 démons quittent ensuite la scène pour quelques minutes, avant de vider Paris une bonne fois pour toutes de l’énergie qu’il lui reste, en clôturant 2 heures de concert par l’inoubliable « Highway To Hell » suivi de « For Those About To Rock » et ses coups de canons et autres explosions en tout genres…

Les oreilles sifflantes et trempé de sueur, le public reste alors ébahi un moment, le temps de reprendre ses esprits… Au loin, le train s’éloigne, à peine essoufflé.


WE SALUTE YOU

Raphaël Altenloh & Jonathan Dellicour"

Commentaires

Ahahaha Vieux fou que tu es!

Écrit par : Jenny | 28/02/2009

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